Monthly Archives: August 2016

What can cities learn from the participatory democracy experience of Saillans?

Saillans'City Council building ©Marcelline Bonneau

Saillans’City Council building ©Marcelline Bonneau

In 2014, a group of citizens of Saillans – 1 200 inhabitants in Drôme, France – concerned about acting directly for their city, and in the light of increased well-being, presented themselves, apolitically, for the mayorship of the city. They won the elections and paved the way for a new type of city governance. They particularly sought to address two main caveats in the traditional way city councils and city governance in general work: on the one hand the Mayor and the deputy mayors’ appropriation of all the city power;  on the other, the low participants of inhabitants,  merely asked to express themselves through elections once every 6 years.

 

 

 

The city governance focuses on three main pillars: Continue reading

Les membres des paniers bio sont-ils tous des « bobos » ?

1.      Introduction

Panier bio de la productrice Cécile Anciant-Grigoryev, Piegros la Clastte, France ©Marcelline Bonneau

Panier bio de la productrice Cécile Anciant-Grigoryev, Piegros la Clastte, France ©Marcelline Bonneau

En réponse aux pressions économiques, sociales et environnementales du système alimentaire actuel, de nouvelles formes d’achat en vente directe de produits alimentaires auprès du producteur émergent depuis les 15 dernières années. Ces systèmes en circuit court proposent un rapprochement de la consommation alimentaire vers la production, tout recréant un lien personnel, direct et de confiance, entre le consommateur et le producteur (Herault-Fournier, Merle, Prigent-Simonin 2012).  Ces alternatives prônent une production plus respectueuse de l’environnement, du producteur, dans un souci de développement de l’économie locale, et d’un rapport à taille humaine (Maréchal 2008). Elles proposent de diversifier les points de vente et d’achats de produits alimentaires, et par là-même les choix de produits. Les paniers bio sont un de ces systèmes qui permet à des clients de bénéficier de produits, bio et de saison,  provenant directement d’un producteur, de proximité, ou avec un minimum d’intermédiaires. L’origine des produits y est clairement identifiée et transparente et différentes formules d’abonnement et de choix de paniers sont disponibles (Bioguide 2013).

Les membres des paniers bio sont des « bobos ». Ce postulat résume souvent une série de freins qui empêcheraient toute une catégorie de consommateurs de passer à une alimentation plus durable ainsi que, plus largement, des modes de vie prenant en compte l’impact de chaque individu. Bien que «bobo» ne soit par un terme scientifique et que les écrits les caractérisant soient largement décriés (Clerval 2005), c’est une caractéristique courantes dans le discours politique et médiatique. Selon le journaliste David Brooks, les  «bourgeois et bohèmes», ou « bobo » sont une catégorie de la population, se positionnant entre les mouvements hippies des années 1960 et yuppies des années 1980, combinant les ambitions consuméristes des deuxièmes aux ambitions écologiques et éthiques des premiers (Brooks 2002). D’un point de vue ethnologique, Sophie Corbillé définit le «bobo» comme se reconnaissant «aux espaces de vie qu’il habite (notamment des lofts), à des manières particulières de manger (les épiceries fines, le vin biodynamique) ou aux objets de décoration qui meublent sont intérieur (la «récup chic») » (Corbillé 2013).

Qu’en est-il des membres des paniers bio à Bruxelles ? Quelles sont leurs profils et motivation ? Les indicateurs socio-économique à eux-seuls permettent-ils de définir le passage ou non à une alimentation plus durable ? Continue reading

Goodwill as a vector of social innovations

tod-cover-for-web-pagesPam Warhurst and Joanna Dobson’s book on the Incredible Edible was my holiday book last summer. The wealth and details accounting for stages, encountered difficulties and envisaged solutions soon appeared to be a crucial case to analyse and try and understand the dynamics behind citizens’ movements which seek to improve the world.

Throughout the world, the Incredible Edible movement  represents groups of citizens planting in towns and in walking areas, giving free access to herbs and plants to all. These are sometimes rich and beautiful gardens, inviting walker to help themselves, sometimes they seems abandoned. Some people complain about the fact that planting next to the road or in wheels is unpretty and worst for health than products from (conventional) agriculture.  All in all, it launches debate and acts for (re) action.

Graines à partager Incroyables Comestibles CabourgThe book on the birth and raise of Incredible Edible in Todmorden reflects on the (sometimes lack of) strategies, long-term visions, the dynamics between people organisations… In short, all that make a bottom-up citizens’ initiatives movement work – or not – but at least worth giving it a try. The value of this insight is to get a few learnings, amongst which: Continue reading